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Modifié le 08/01/2016

Quels financements pour les bilans de compétences

La demande de bilan de compétences peut émaner du salarié ou de l'entreprise. Selon le cas, et en fonction de la situation du salarié, plusieurs possibilités de prise en charge financière sont envisageables, du plan de formation au DIF, en passant par l'auto-financement.

Plusieurs possibilités de prise en charge financière sont envisageables, du plan de formation au DIF, en passant par l'auto-financement.

© RAM

Plusieurs possibilités de prise en charge financière sont envisageables, du plan de formation au DIF, en passant par l'auto-financement.

1. Choisir le plan de formation de l'entreprise

Lorsque le bilan de compétences est effectué dans le cadre du plan de formation, il peut être à l'initiative de l'entreprise, sous réserve de l'accord du salarié, ou du salarié lui-même. Dans ce cas, ce dernier exprime sa demande à travers l'entretien annuel ou auprès de son manager dans le cadre du recueil des besoins en formation. Le bilan de compétences fait alors l'objet d'une convention tripartite signée par le salarié, l'employeur et l'organisme chargé du bilan. Son coût est imputé directement sur le budget de l'entreprise dédié au plan de formation.

2. Utiliser le DIF

A condition de justifier d'un an d'ancienneté dans l'entreprise, le salarié a la possibilité de financer son bilan de compétences par le DIF (Droit Individuel à la Formation). Il doit alors choisir son organisme de formation, qui lui fournira un devis complet. Cette proposition chiffrée est ensuite présentée à l'employeur accompagnée d'une lettre de demande de DIF. Celui-ci dispose d'un mois pour répondre. En cas de licenciement, le salarié peut toujours mobiliser la portabilité du DIF pour financer son bilan de compétences.

3. Avoir recours à un OPACIF

Lorsque le salarié en fait la demande, le bilan de compétences peut être financé dans le cadre du congé de bilan de compétences. Dans ce cas, le financement est à la charge, non plus de l'employeur, mais d'un Organisme Paritaire au Congé Individuel de Formation (OPACIF), comme le Fongecif (Fonds de Gestion des Congés Individuels de Formation). Les OPACIF sont des organismes paritaires collecteurs agréés au titre du CIF, auxquels les entreprises adhèrent. Dans ce cadre, le bilan peut être réalisé en dehors des heures de travail et le salarié n'est pas tenu d'en informer son employeur.

4. Peut-on financer un bilan de compétences en étant non-salarié ?

Un chef d'entreprise n'ayant pas le statut de salarié peut néanmoins ressentir le besoin d'effectuer un bilan de compétences. Même s'il n'existe pas de dispositif spécifique dans ce cas, il est cependant possible de financer le bilan de compétences :

  • en adressant une demande de prise en charge au FAF (Fonds d'Assurance Formation), auquel l'entreprise contribue au titre de la formation professionnelle continue
  • en finançant le bilan sur ses fonds propres

5. Auto-financer son bilan de compétences

Certains salariés ne souhaitent pas dépendre de l'accord de leur employeur ou du financement d'un organisme pour réaliser leur bilan de compétences. Il est donc toujours possible dans ce cas d'envisager l'auto-financement, pour un budget moyen autour de 1 500 euros.