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Modifié le 04/01/2016

Comment financer son développement international

Se lancer dans le développement international suppose de nombreuses démarches : tenir une veille pour connaître les marchés locaux, revoir son marketing produit, créer son réseau, former ses collaborateurs, ... Néanmoins, pour donner vie à votre projet export, l'établissement d'un budget et la recherche de financement sont les pierres angulaires de votre réussite.

Le financement de l'internationalisation de l'entreprise est l'étape sine qua non de la réussite du projet.

© herreneck

Le financement de l'internationalisation de l'entreprise est l'étape sine qua non de la réussite du projet.

1. Ne pas voir trop petit

Le démarrage, puis le développement d'une activité en France peut nécessiter un investissement conséquent, financièrement mais aussi commercialement et humainement. La capitalisation de cette expérience fait que l'investissement nécessaire à l'export est souvent moins important. Aussi, si l'entreprise en a les moyens, elle ne doit pas hésiter à investir largement. Cela permettra de pénétrer plus efficacement le marché ciblé et de générer rapidement de la marge brute.

2. Etablir un budget précis

Lors de l'investissement dans un nouveau marché géographique, il est impératif de budgétiser tous les postes, notamment ceux qui n'existent pas pour l'activité en France. Outre les coûts connus, d'autres frais peuvent en effet se rajouter et grever le budget : coûts de change pour les pays hors zone euro, droits de douane pour l'export, formation du personnel local, surcoût du personnel expatrié, ... Pour éviter toute mauvaise surprise, un recensement et une estimation de tous les postes de coût doit être réalisée en amont du projet.

Bon à savoir : il existe des dispositifs, comme le V.I.E. (Volontaire International en Entreprises) par exemple, qui peuvent permettre d'économiser sur certains postes, comme les ressources humaines.

3. Le montage financier

A l'établissement du business plan international, le chef d'entreprise doit travailler sur le montage financier sur lequel il souhaite (et peut) faire reposer votre projet :

  • fonds propres de l'entreprise ;
  • aides : Sidex (Soutien Individualisé aux Démarches à l'Export) pour financer les missions de prospection des PME et TPE, crédits d'impôt, primes pour l'emploi, programme PM'Up d'Ubifrance, etc. ;
  • avances remboursables : prêt export (PPE) de la banque publique Bpifrance, qui permet de financer, même sans garanties, les dépenses immatérielles liées à une démarche export, avances en devises de la Caisse d'Epargne, etc.

Ces différents leviers peuvent évidemment se combiner, pour optimiser le financement du projet de développement international.

4. Des organismes pour soutenir votre développement international

Divers organismes peuvent accompagner l'entreprise dans sa démarche d'internationalisation, et parfois lui faire bénéficier de différentes aides :

  • Ubifrance, désormais Business France depuis le 1er janvier 2015 : agence française pour le développement international des entreprises, son rôle est d'accompagner les entreprises dans leur parcours export.
  • Coface (Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur) : spécialisée dans l'assurance-crédit, la Coface peut assurer les investissements de l'entreprise à l'étranger.

Avec Bpifrance, ces deux organismes ont créé le label Bpifrance Export, qui regroupe un accompagnement personnalisé, ainsi qu'une offre de financement simplifiée.