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Modifié le 07/03/2016

Quelles conditions pour réussir la transmission en Scop

Transmettre une société à ses salariés par le biais d'une Scop est un bon moyen de voir perdurer l'aventure entrepreneuriale. Néanmoins, pour être un succès, une telle transmission suppose le respect de plusieurs facteurs.

Bien souvent en Scop, les prises de décisions s'effectuent en mode participatif.

© kotoyamagami

Bien souvent en Scop, les prises de décisions s'effectuent en mode participatif.

1. S'investir dans le projet de transmission

Effectuer la transmission d'une entreprise est un véritable projet de longue haleine qui s'effectue par étapes. Avant de l'entreprendre, il faut être prêt à y consacrer un temps non négligeable. On estime en moyenne à six mois minimum le temps nécessaire pour une transmission correctement menée. Cette durée tient compte des différents aspects du projet : juridiques, financiers, mais aussi managériaux et humains.

Outre la transmission proprement dite, une transmission en Scop peut aussi se prolonger par une période d'accompagnement, pour une transition optimale.

Bon à savoir : si une transmission prend au minimum six mois, les démarches de recherche d'un repreneur extérieur et de négociations ne prennent généralement pas moins de temps.

2. Ne pas considérer la transmission en Scop comme une simple opération financière

Une cession d'entreprise peut être synonyme de valorisation d'un patrimoine, afin d'en tirer un prix intéressant. Cependant, l'intérêt de la Scop ne réside pas seulement dans le caractère financier de l'opération. Comparée à une transmission à un tiers, la Scop présente divers avantages tels que la pérennité de l'entreprise et la préservation des emplois, le tout dans un contexte généralement serein et positif. Ainsi, avant de trancher entre une Scop et une transmission à un tiers, plusieurs critères, peu chiffrables pour certains, doivent être mis en balance.

3. Faire confiance aux salariés pour une bonne transmission

En théorie, les personnes qui contribuent à la bonne marche et au développement d'une société sont les plus à même de prendre la suite dans le cadre d'une transmission d'entreprise. En effet, contrairement à un repreneur étranger, elles sont le plus au fait des méthodes de travail et des best practices, par exemple. Pourtant, une telle transmission suppose quand même des conditions incontournables : avoir confiance en ceux qui vont reprendre l'entreprise et en assurer la pérennité, croire en leurs compétences, mais également en leur volonté de poursuivre le travail entrepris.

4. Désigner un successeur de confiance

Le principe de la Scop repose en grande partie sur un management et des prises de décisions en mode participatif. La transmission d'une entreprise par ce biais ne dispense pas pour autant de la désignation d'un leader, apte à prendre des décisions et à manager les collaborateurs. Plus qu'un clone du chef d'entreprise cédant, il est surtout important de choisir une personne - souvent un des cadres dirigeants - ayant fait ses preuves au sein de l'entreprise et démontrant des qualités certaines pour le rôle : leadership, écoute, pédagogie... Outre le soutien du réseau des Scop, le nouveau dirigeant pourra aussi bénéficier de formations diverses pour remplir sa fonction dans les meilleures conditions.