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Modifié le 31/07/2015

Comment se lancer dans le crowdfunding

Selon une étude de Massolution, le crowdfunding a permis de lever, en 2014, 15 milliards d'euros, dont 3 en Europe. Déjà énorme, le potentiel de ce nouveau type de financement devrait encore s'accroître avec la mise en place, en France, d'un cadre législatif très incitatif. Passage en revue des mesures encadrant la cession de titres ou les prêts rémunérés sur le mode participatif.

Le crowdfunding consiste à faire appel à un financement participatif via internet pour mener à bien un projet.

© stockpics

Le crowdfunding consiste à faire appel à un financement participatif via internet pour mener à bien un projet.

1. Les avantages du crowdfunding pour une PME

Le crowdfunding constitue une source alternative, mais de moins en moins marginale, de financement pour les entreprises. En 2014, le financement participatif a représenté 152 millions d'euros. Un succès qui s'explique notamment par l'accès de plus en plus restrictif au crédit bancaire. Mais pas que. En effet, le crowdfunding, c'est aussi, pour le chef d'entreprise, l'occasion de :

  • mobiliser et de fédérer ses futurs clients ;
  • de se faire connaître du grand public.

En mobilisant un grand nombre de petits investisseurs, il est possible de promouvoir son projet et pourquoi pas de créer le buzz autour d'un produit d'appel fort en passe d'être lancé.

Dans le cas d'un crowdfunding avec cession de titres (equity-crowdfunding), la levée de fond fait entrer au capital des investisseurs qui adhèrent au projet, et qui font parfois profiter l'entrepreneur de leur carnet d'adresse ou de leurs conseils stratégiques.

Dans le cas d'un prêt participatif, le crowdfunding présente un avantage non négligeable : le porteur de projet reste maître des conditions de l'emprunt, du taux d'intérêt à la durée de remboursement.

2. Quand faire appel au crowdfunding

Pour les entreprises, les opportunités du crowdfunding se révèlent à différentes étapes.

Pour une création d'entreprise, qui projette de commercialiser un produit d'appel attractif, un financement participatif avec contrepartie non financière apparaît particulièrement porteur. Une start-up peut ainsi gagner ses premiers clients grâce au buzz autour de sa campagne de crowdfunding.

Des entreprises déjà constituées auront d'autres intérêts à recourir au crowdfunding. Il s'agira plutôt de TPE ou de PME, car le montant maximum que l'on peut solliciter est limité à 1 million d'euros. Cette démarche est pertinente si l'entreprise veut :

  • financer un projet particulier (lancement d'un produit ou service) ;
  • changer d'échelle en agrandissant ses locaux ou en s'attaquant à un nouveau marché.

3. La nouvelle législation du crowdfunding

Depuis le 1er octobre 2014, une nouvelle législation encadre le crowdfunding en France. Visant à faire de la France un pays leader et pionnier du financement participatif en Europe, la loi a créé deux statuts pour les plateformes de crowdfunding :

  • le statut de CIP (Conseiller en Investissement Participatif) concerne les plateformes spécialisées dans le financement avec cession de titres ;
  • le statut d'IFP (Intermédiaire en Financement Participatif) qui qualifie les plateformes de prêt rémunéré.

Pour obtenir ces statuts, les plateformes de crowdfunding sont incitées à proposer des services d'assesseur juridique et financier pour que les financements respectent les règles en vigueur. Celles-ci limitent le montant des levées de fond à 1 million d'euros. La participation est plafonnée à :

  • 1 000 € par investisseur pour un prêt rémunéré ;
  • 4 000 € par investisseur pour un prêt non rémunéré.