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Modifié le 27/05/2015

Comment faire face à une baisse d'activité

Baisse de la demande, croissance en panne : une conjoncture morose se traduit généralement par une baisse de l'activité économique. Les chefs d'entreprise ont à leur disposition différentes variables d'ajustement qui leurs permettent de s'adapter à la réalité du terrain.

Le chef d'entreprise peut jouer sur différentes variables d'ajustement pour éviter que la baisse de l'activité ne mette en péril son entreprise.

© ZoomTeam

Le chef d'entreprise peut jouer sur différentes variables d'ajustement pour éviter que la baisse de l'activité ne mette en péril son entreprise.

1. Faire face à une baisse d'activité : le chômage partiel

Aujourd'hui rebaptisée activité partielle, le chômage partiel constitue une alternative aux licenciements économiques pour les entreprises confrontées à une baisse d'activité. Le chômage partiel peut s'inscrire dans différents cas de figure :

  • restructuration ;
  • réduction des commandes ;
  • problème temporaire d'approvisionnement.

Avec le chômage partiel, le chef d'entreprise peut bénéficier d'une indemnisation de l'Etat pour préserver la rémunération de ses salariés, dans le cadre d'un contingent annuel d'heures fixé à 1 000 heures par an et par salarié.

2. Faire face à une baisse d'activité : l'annualisation du temps de travail

L'annualisation du temps de travail représente un aménagement horaire auquel un chef d'entreprise peut recourir afin de répondre à la fluctuation de l'activité de sa structure. Ce processus est majoritairement utilisé dans les entreprises à vocation saisonnière. L'adaptation au volume de travail en temps réel constitue une solution intéressante pour les employeurs, qui peuvent ainsi réduire la durée de travail en période de faible activité et, inversement, l'accroître en période d'activité intense.

L'annualisation du temps de travail cumule plusieurs atouts :

  • réduire le recours à l'intérim ;
  • diminuer le recours aux heures supplémentaires ;
  • éviter le recours au dispositif du chômage partiel.

3. Faire face à une baisse d'activité : l'intérim

Pour les entreprises qui souhaitent gérer une baisse ou une augmentation d'activité en interne, l'intérim s'impose naturellement comme une solution intéressante. Plutôt que l'embauche en contrat à durée déterminée, le travail temporaire est une alternative qui offre au chef d'entreprise un gain de flexibilité en matière de ressources humaines. L'agence d'intérim gère le recrutement des salariés intérimaires qu'elle met ensuite à la disposition d'une entreprise avec laquelle elle conclut un contrat.

4. Faire face à une baisse d'activité : l'externalisation

Une entreprise peut faire appel à des prestataires externes pour leur confier une ou plusieurs activités qu'elles géraient autrefois en interne, comme :

  • l'entretien des locaux et du matériel ;
  • la comptabilité ;
  • la gestion de la paie ;
  • les achats ;
  • les relations presse ;
  • le marketing ;
  • etc.

Outre le gain de temps et la diminution des frais de personnel que ce processus entraîne, l'externalisation, également appelée outsourcing, permet plus facilement de couper certains budgets en cas de baisse d'activité, sans avoir à licencier.

C'est aussi une source d'expertise précieuse pour une entreprise qui peut sereinement se concentrer sur son coeur de métier. De quoi gagner en compétitivité et en productivité. L'externalisation se base sur le principe "gagnant-gagnant".