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Modifié le 17/03/2016

Cotation en bourse : ce que ça change pour l'entreprise

Une introduction en bourse est loin d'être une opération anodine pour une entreprise. Certes, elle a beaucoup à y gagner. Néanmoins, cela change pas mal de choses pour le quotidien de la société. Tour d'horizon.

La communication financière des entreprises côtées est particulièrement normée.

© denisismagilov

La communication financière des entreprises côtées est particulièrement normée.

1. De nouveaux coûts

De nouveaux coûts, C'est l'une des conséquences de l'introduction en bourse. Nouveaux coûts, immédiats comme récurrents. La première dépense, c'est bien sûr la rémunération des différents intermédiaires financiers qui permettent l'introduction en bourse et le montage financier. Ils demandent en moyenne 5 à 7 % des fonds levés.

2. Une plus grande transparence

S'introduire en bourse, c'est également donner une nouvelle impulsion à la politique de gestion attendue d'une société proposant des actions. Cela engendre généralement d'autres coûts, notamment d'audit interne ou externe, de conseil en communication ou de conseil juridique.

Le maître-mot d'une entreprise cotée en bourse est la transparence, en particulier en ce qui concerne les comptes. Les investisseurs externes (principalement les actionnaires, qu'ils soient actuels ou potentiels) et les salariés doivent ainsi pouvoir disposer de toutes les informations nécessaires sur la situation financière de la société. Conséquence ? Dans une entreprise cotée en bourse, des systèmes de contrôle interne sont mis en place et les conseils d'administration et de surveillance se professionnalisent. Cela pourrait être vu a priori comme un nouveau coût à supporter... sauf qu'à long terme, toute l'entreprise y gagne !

Une entreprise qui souhaite être cotée en bourse n'a pas vraiment le choix : de nombreuses règles encadrent en effet la communication et la tenue des comptes des sociétés cotées. Elles ne concernent d'ailleurs pas celles qui ne proposent pas d'actions sur les différents marchés financiers.

Une entreprise dans une telle démarche doit ainsi informer le public sur l'état de ses finances. Elle doit se soumettre (avant l'introduction en bourse puis durant toute sa présence sur les marchés, sous peine de sanction, voire d'exclusion) aux prescriptions du " gendarme " local de la bourse. En France, ce rôle de régulateur a été confié à l'autorité des marchés financiers (AMF) et aux États-Unis, à un organisme appelé Securities and Exchange Commission (SEC).

3. Les stock-options, pour intéresser les salariés

Outre les changements dans le système de gouvernance de l'entreprise, une introduction en bourse peut être un moyen pour un dirigeant d'associer les salariés aux performances de l'entreprise. En donnant aux salariés l'accès au statut d'actionnaires, il est ainsi possible de concilier travail et capital.

Que sont les stock-options ? Il s'agit d'un système d'intéressement à tout ou partie des collaborateurs. Le principe ? Dirigeants comme salariés peuvent acheter des titres de leur entreprise, durant une durée de temps limitée et à un prix - bien sûr avantageux - définis en amont. L'avantage est double : d'une part, l'entreprise encourage ses collaborateurs à agir, de sorte que le prix de l'action monte, et d'autre part, ces derniers peuvent réaliser, s'ils vendent leurs actions, un bénéfice, faisant des stock-options des sources de primes intéressantes.