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Modifié le 08/03/2016

Comment faire appel à des investisseurs en capital d'amorçage

En moyenne, une entreprise sur trois en France ne passe pas le cap des trois ans d'existence. La phase de création d'une entreprise se révèle ainsi comme la plus risquée dans son cycle de vie, et peut freiner les investisseurs. C'est pourtant à cette étape que le capital d'amorçage est le plus crucial. C'est heureusement un marché qui se développe, avec l'apparition d'investisseurs privés ou publics disposés à accompagner les nouveaux projets.

Le principe de l'amorçage est  d'effectuer un apport en capital sur des projets en phase de création.

© Coloures-pic

Le principe de l'amorçage est d'effectuer un apport en capital sur des projets en phase de création.

1. Le capital-risque

Par définition, le capital-risque concerne des investissements pouvant générer des gains conséquents, moyennant un niveau de risque parfois important. Les capital-risqueurs vont ainsi apporter du capital, mais aussi leur expérience, voire leurs réseaux et leurs contacts, pour accompagner le lancement d'entreprises à fort potentiel, avec un retour sur investissement intéressant. Généralement, un fonds de capital-risque est composé de plusieurs projets, les succès compensant les échecs. L'objectif est donc de sélectionner les plus prometteurs, susceptibles de générer une forte rémunération pour le capital-risqueur lors de la revente de ses parts.

2. Qu'est-ce que le capital d'amorçage ?

Avec le capital de décollage ou capital-développement, le capital d'amorçage est l'une des deux composantes du capital-risque et correspond aux premiers besoins de financement d'une entreprise. Le principe de l'amorçage est donc d'effectuer un apport en capital sur des projets en phase de création, afin de consolider les fonds propres des jeunes entreprises. En pratique, investir en capital d'amorçage revient souvent à miser sur une idée, avant même le lancement sur le marché. Le capital ainsi apporté est généralement utilisé pour financer des frais tels que la recherche et développement, les loyers, ou encore les premiers prototypes.

3. Qui investit en capital d'amorçage ?

Les premiers investisseurs en capital d'amorçage sont naturellement les fondateurs de la société. Les proches (famille, amis...) peuvent également participer à l'aventure, et ainsi devenir associés du projet et actionnaires de la société : c'est la "love money". D'autres personnes physiques peuvent aussi avoir vocation à investir leurs fonds personnels dans des projets de création d'entreprises innovantes et à fort potentiel : ce sont les "business angels". Lors de ce premier tour de table, la levée de fonds peut atteindre des dizaines, voire des centaines de milliers d'euros.

4. Les autres acteurs du capital d'amorçage

Outre les fondateurs et autres personnes physiques, il existe également des acteurs professionnels du capital-risque et du capital d'amorçage. Il peut s'agir :

  • de l'État, via le Fonds national d'amorçage par exemple ;
  • de banques ;
  • de sociétés de capital-risque ;
  • de fonds d'amorçage associés à des organismes de recherche ou des universités, comme le CNRS.

Dès lors que des investisseurs extérieurs entrent au capital de l'entreprise, il devient indispensable d'estimer la valeur de cette dernière, et de s'interroger sur sa répartition entre les différents acteurs, ainsi que sur le partage du pouvoir.