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Modifié le 11/03/2016

Choisir la couverture naturelle

Risque de transaction, de conversion ou risque économique... différents types de risques de change peuvent nécessiter des actions de prévention. En fonction du type de risque, de l'ampleur de l'exposition, l'entreprise devra adapter sa stratégie et ses outils de couverture. Il existe ainsi deux techniques principales : la couverture financière et la couverture naturelle, dont la mise en oeuvre est plus longue et impacte directement la stratégie globale de l'entreprise.

La couverture naturelle, ou natural hedging, consiste à décompter ensemble, à la même date, et donc à équilibrer, des recettes et des dépenses effectuées avec la même devise.

© alex.pin

La couverture naturelle, ou natural hedging, consiste à décompter ensemble, à la même date, et donc à équilibrer, des recettes et des dépenses effectuées avec la même devise.

1. Qu'est-ce que le risque de change ?

Le risque de change existe pour les entreprises dont tout ou partie de l'activité est internationale (importateurs ou exportateurs) et dont les transactions s'effectuent dans plusieurs devises. Ce risque apparaît notamment lorsque la vente d'un bien n'est pas concomitante avec son paiement. Dans ce cas, si le taux de change baisse dans le laps de temps entre la vente et l'encaissement, l'entreprise subira mécaniquement une perte de chiffre d'affaires.

2. Pourquoi couvrir le risque de change ?

Dans certaines entreprises, le risque de change est réel et avéré. Se protéger des variations du cours de change est donc une façon de consolider les prévisions financières de l'entreprise et de réduire les aléas en minimisant la volatilité du compte de résultat. En fonction de sa stratégie, l'entreprise pourra décider de couvrir l'intégralité des risques, ou de garder une certaine souplesse en favorisant une prise de risque calculée. Dans tous les cas, l'entreprise devra se fixer un ratio de couverture minimale, qui servira d'étalon dans le pilotage de son activité.

3. Le choix de la couverture naturelle

La couverture naturelle, ou natural hedging, consiste à décompter ensemble, à la même date, et donc à équilibrer, des recettes et des dépenses effectuées avec la même devise. C'est le cas lorsque l'entreprise achète du matériel et réalise des ventes dans un même pays. Concrètement, ces opérations sont réalisées par l'intermédiaire d'un compte en devises, dont les intérêts sont aussi payés dans la même monnaie.

4. Les conséquences de la couverture naturelle

Du fait de son impact sur la gestion même de l'activité de l'entreprise (vendre et acheter sur des zones de monnaie commune), la couverture naturelle n'est pas toujours facile à mettre en place et nécessite l'établissement d'une véritable stratégie. S'il est possible de gérer la couverture naturelle, elle peut conduire, dans son expression ultime, à la délocalisation de la production dans la zone où se situent les débouchés du marché. Toutes les opérations étant alors effectuées au même endroit, le risque de change disparaît de fait.

5. Les avantages de la couverture naturelle

Bien qu'elle ne soit pas toujours facile à mettre en place, la couverture naturelle est un moyen efficace de faire face au risque de change, en raison de son aspect mécanique. En outre, cette technique ne nécessite pas de faire appel à des instruments de couverture de change, comme les contrats à terme ou les options de change.